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Résumés cliniques concernant le produit Laser-Lok®

Dernières recherches sur les implants
Évaluation clinique, radiographique et esthétique d'implants microtexturés immédiatement mis en charge au laser dans les alvéoles d'extraction récentes du maxillaire antérieur : une étude multicentrique rétrospective sur 2 ans
Implantologie dentaire 2014 avril, vol. 23, n° 2. p. 144-154.

Objectifs
Pour évaluer les résultats cliniques, radiographiques et esthétiques des implants à l'aide d'un col microtexturé au laser placé dans la région antérieure de la mâchoire au moment de l'extraction dentaire et immédiatement temporisé.

Méthodologie
Quarante-six implants Tapered Internal Laser-Lok BioHorizons ont immédiatement été placés et immédiatement restaurés grâce à une mise en charge non fonctionnelle sur 46 patients (24ommes et 22 femmes) au biotype gingival épais, un niveau/contour gingival idéal et des parois postextraction intactes. Le taux de survie, la perte osseuse corticale et les réponses muqueuses péri-implantaires ont été évalués à 6, 12 et 24 mois.

Résultats
Taux de survie de 95,6 %. La perte osseuse marginale distale et mésiale moyenne, 24 mois après l'installation, étaient d'une portée de 0,58 mm (SD = 0,53 ; 0,17 à 1,15) et d'une portée de 0,57 mm (SD = 0,70 ; 0,42 à 1,10). Une nouvelle croissance de papille distale et mésiale moyenne de 1,8 et 1,5 mm a été trouvée. Les niveaux de tissus mous médiofaciaux ont montré 0,12 mm de régression moyenne après 24 mois.

Conclusion
Les implants directs restaurés le jour de l'opération, avec une surface microtexturée au laser peuvent être considérés comme une procédure prévisible pour assurer la survie de l'implant et la restructuration des tissus mous et durs.
Maintien de la hauteur de l'os crestal inter-implantaire au moyen d'une combinaison d'implant/pilier Laser-Lok® de type Platform Switching :
Étude de démonstration canine.
Int J Periodontics Restorative Dent, vol. 33, n° 3, 2013.

RÉSUMÉ
Les papilles interimplantaires jouent un rôle essentiel dans la réalisation de restaurations à base d'implants dans la région esthétique maxillaire. Toutefois, la stabilité de l’anatomie papillaire dépend de celle du volume de l'os crestal sous-jacent. Plusieurs études ont documenté une distance critique interimplantaire de 3 mm en dessous de laquelle une résorption de l'os crestal se produit. L'étude de démonstration canine actuelle examine un nouveau concept de système implant/pilier qui associe la technique de Platform Switching à une ablation laser précise du pilier et des micro-stries de l'implant afin de maintenir l'os crestal interimplantaire à des distances entre implants de 2 et 4 mm. Les résultats de cette étude préclinique initiale suggèrent que cette réalisation est possible grâce à des modifications de conception précises au niveau du système implant/pilier, en plaçant les implants adjacents à des distances de 2 à 4 mm sans que cela n'induise de perte osseuse crestale sub-papillaire.

RÉSULTATS AU NIVEAU DES TISSUS MOUS
Les tissus mous péri-implantaires se composent d'une barrière épithéliale, l'épithélium sulculaire fusionnant avec l'épithélium jonctionnel. L'épithélium jonctionnel s'interrompt brutalement à l'emplacement le plus coronal des micro-stries du pilier Laser-Lok, où une zone de fibres de tissu conjonctif se développe perpendiculairement à l'intérieur de la bande micro-striée de 0,7 mm. En outre, des fibres de tissu conjonctif apparaissent également dans les régions Laser-Lok du col de l'implant et scellent efficacement le micro-interstice à la jonction implant/pilier à partir des tissus environnants. Plus important : l'examen de toutes les éprouvettes au niveau de la jonction implant/pilier ne révèle la présence d'aucun infiltrat inflammatoire.

RÉSULTATS AU NIVEAU DES TISSUS DURS
Au bout de 3 mois, l'os crestal Interimplantaire ne présente aucun signe de résorption sur aucun des échantillons de biopsie. Un contact os-implant significatif apparaît clairement le long de tous les aspects du corps de l'implant et du col. Sur de nombreux échantillons, la régénération osseuse est observable à proximité immédiate du micro-écart à la jonction implant-pilier. L'apposition simultanée de fibres de tissu conjonctif en insertion perpendiculaire et de cellules osseuses sur les micro-stries par ablation laser dans la région du micro-écart à la jonction implant/pilier a permis de souder anatomiquement cette jonction à partir des tissus environnants et de prévenir la migration de l'attache épithéliale.
Conséquences des techniques de microtexturation des cols au laser au niveau de l'os crestal et paramètres cliniques sous divers protocoles de positionnement et de mise en charge.
Int J Oral Maxillofac Implants 2014; 29 : 354-363.

INTRODUCTION
La fixation physique de fibres de tissu conjonctif sur la surface microtexturée au laser (stries de 8 et 12 µm) positionnée sur le col d'un implant a été démontrée en histologie humaine. Des recherches cliniques connexes suggèrent que ce type de microtexture superficielle peut conduire à une réduction de la perte osseuse initiale.

BUT
Le but de cette étude rétrospective a consisté à comparer la hauteur de l'os crestal et les paramètres cliniques entre des implants à col microtexturé au laser et à col usiné au moyen de différents protocoles.

MATÉRIELS ET MÉTHODES
Cette étude évalue 300 implants individuels posés chez 300 patients (155 hommes et 145 femmes, âge moyen : 49,3 ans, tranche d'âge : 45 à 75 ans). Elle porte sur 160 implants à col microtexturé au laser (L) et 140 à col usiné (M). Les implants ont été regroupés par catégories de traitement : pose immédiate, pose différée, mise en charge immédiate non-occlusale (INOL) et mise en charge différée (DL). Pour tous les groupes, le niveau de l'os crestal (CBL), le niveau de fixation (CAL), l'indice de plaque (IP) et l'indice de saignement (BOP) ont été consignés lors des examens initiaux (BSL), ainsi qu'à 6, (T1), 12 (T2) et 24 mois (T3) après mise en charge avec la restauration finale.

RÉSULTATS
Neuf implants ont été perdus (quatre L et cinq M). Le type d'implant, ainsi que le moment de la pose et de la mise en charge, n'ont révélé aucune influence majeure sur le taux de survie. Une perte moyenne de CAL de 1,12 mm a été observée durant les 2 premières années dans le groupe M, contre 0,55 mm pour le groupe L. À la radiographie, les implants du groupe L ont révélé une perte moyenne d'os crestal de 0,58 mm contre 1,09 mm pour le groupe M.

CONCLUSIONS
Les résultats suggèrent que la surface microtexturée au laser sur les cols d'implant est susceptible d'atténuer les séquelles liées à la perte osseuse péri-implantaire, quel que soit le type de positionnement ou le protocole de mise en charge utilisé.
Mise en charge occlusale immédiate d'implants Laser-Lok Tapered Internal dans une application de bridge partiel : étude clinique et radiographique sur 24 mois.
J Osseointegr 2013; 5(2) : 53-60.

CONTEXTE
De nouveaux traitements de surface ont récemment fait leur apparition en implantologie dans le but d'améliorer l'intégration des tissus durs et mous, ce qui peut être bénéfique en cas de mise en charge immédiate.

BUT
Le but de cette étude clinique prospective a été de procéder, pendant 2 ans, à l'évaluation clinique et radiographique d'un implant à surface de col microtexturée au laser en position de mise en charge immédiate sur des prothèses fixes dans des cas d'édentement partiel maxillaire et/ou mandibulaire postérieur.

MATÉRIELS ET MÉTHODES
Trente-cinq patients partiellement édentés nécessitant un traitement d'implant et répondant aux critères de sélection ont été successivement inclus dans différents centres d'étude situés en Italie. Au total, 107 implants Laser-Lok Tapered Internal (49 maxillaires et 58 mandibulaires) ont été placés et immédiatement mis en charge. Toutes les constructions provisoires ont été fournies en 1 heure, tandis que les prothèses finales ont été mises en place après 4 mois. Au total, 32 constructions prothétiques, dont 10 restaurations à deux unités, 12 à trois unités et 10 à quatre unités, ont été évaluées. Les implants ont fait l'objet d'une surveillance clinique et radiographique et d'examens de suivi planifiés à 6, 12 et 24 mois.

RÉSULTATS
Cinq implants ont été perdus après la mise en charge (3 implants dans des restaurations maxillaires à deux unités, 1 implant dans une restauration mandibulaire à deux unités et 1 implant dans une restauration maxillaire à trois unités), soit un taux de survie de 95,4 % après 24 mois. La perte osseuse marginale moyenne au bout de 6, 12 et 24 mois après l'installation s'élève respectivement à 0,42 mm ± 1,1 mm, 0,52 mm ± 0,9 mm et 0,66 mm ± 1,3 mm.

CONCLUSIONS
Bien que réservée à un suivi de courte durée, la fonction de mise en charge immédiate des implants Laser-Lok® Tapered Internal semble être une option thérapeutique viable pour les patients partiellement édentés.
Influence de la surface Laser-Lok® sur la mise en charge fonctionnelle immédiate d'implants de remplacement de dent unique : étude clinique prospective sur 2 ans.
Int J Periodontics Restorative Dent, Vol.34, n° 1. p. 79-89.

RÉSUMÉ
Le but de cette étude clinique était d'évaluer l'influence de la microtexturation de surface Laser-Lok® sur le niveau de fixation clinique et la renconstitution de l'os crestal à la périphérie d'implants de remplacement de dent unique soumis à une mise en charge fonctionnelle immédiate dans les régions 15-25 et 35-45.

MATÉRIELS ET MÉTHODES
Soixante-dix-sept patients ont été invités à participer à une étude prospective randomisée et divisée en deux groupes : ont été utilisés respectivement dans le groupe-témoin et dans le groupe de test des implants BioHorizons Tapered Internal de type non-Laser-Lok® (NLL, n = 39) et des implants BioHorizons Tapered Internal Laser-Lok® (LL, n = 39). La perte osseuse crestale (CBL) et les paramètres cliniques tels que le niveau de fixation clinique (CAL), l'indice de plaque (IP) et l'indice de saignement (BOP) ont été consignés lors des examens initiaux (BSL), puis à 6 (T1), 12 (T2) et 24 mois (T3) après mise en charge avec la restauration finale.

RÉSULTATS
Un implant a été perdu dans le groupe témoin et un dans le groupe test, soit un taux de survie total de 96,1 % après 2 ans. Des résultats de PI et de BOP similaires ont été relevés pour les deux types d'implant, sans différence statistique. Une perte moyenne de CAL de 1,10 mm ± 0,51 mm a été observée durant les 2 premières années dans le groupe LLN, contre 0,56 mm ± 0,33 mm pour le groupe LL. Radiographiquement, les implants du groupe NLL ont présenté une perte osseuse crestale moyenne de 1,07 mm ± 0,30 mm, contre 0,49 mm ± 0,34 mm pour le groupe LL.

CONCLUSIONS
Le type des implants n'influe pas sur le taux de survie. Par ailleurs, le groupe LL présente un développement de CAL plus important et un niveau de CBL péri-implantaire moins élevé à la radiographie que les implants LLN.
Modifications des tissus mous et durs sur des implants transmuqueux immédiats (Laser-Lok® à col microtexturé) positionnés dans des sites d'extraction récents. Étude prospective de six mois avec réadmission en chirurgie.
Int J Periodontics Restorative Dent, Vol. 34, n° 4, 2014. p. 541-549

RÉSUMÉ
Les études histologiques et cliniques confirment que la microtexturation des cols d'implant au laser favorise la fixation des fibres conjonctives et engendre une moindre perte osseuse péri-implantaire comparativement aux cols usinés. Cette étude prospective visait à évaluer les modifications dimensionnelles alvéolaires après la mise en place de prothèses transmuqueuses immédiates (Laser-Lok® à col microtexturé) associée à des procédures de régénération osseuse.

MATÉRIELS ET MÉTHODES
Treize implants (système d'implant Single-Stage® BioHorizons, IPH. Inc.) ont été placés immédiatement dans des alvéoles d'extraction uniradiculaires. Les défauts péri-implantaires ont été traités avec des xénogreffes d'origine bovine (Laddec®, BioHorizons, IPH. Inc.) et des membranes de collagène résorbables (Mem-Lok®, BioHorizons, IPH. Inc.).

RÉSULTATS
Lors de la réadmission en chirurgie après 6 mois, les cols microtexturés Laser-Lok® présentent des conditions plus favorables à la fixation des tissus durs et mous et une moindre perte osseuse alvéolaire.
Dernières recherches en matière de piliers
Preuve histologique de la fixation de tissu conjonctif sur des piliers à micro-stries au laser : étude canine
Int J Periodontics Restorative Dent, vol. 30, 2010. p. 245-255

RÉSUMÉ
Des recherches antérieures ont démontré l'efficacité des microgravures par ablation laser dans le col de l'implant pour favoriser l'attachement direct de tissus conjonctifs sur des surfaces d'implant altérées. Un tel attachement direct du tissu conjonctif joue le rôle de barrière physiologique contre la migration apicale de l'épithélium jonctionnel (EJ) et prévient la résorption osseuse crestale. L'essai préclinique prospectif actuel vise à évaluer les modèles de cicatrisation des os et des tissus mous en cas de gravure de microsillons par ablation laser sur le pilier. Un modèle canin a été sélectionné en vue d'une comparaison avec les études antérieures pour examiner les séquelles négatives sur les os et les tissus mous liées aux micro-écarts entre implants et piliers. Les résultats montrent une amélioration significative de la rémission des tissus mous et durs dans la région péri-implantaire par rapport à la méthode classique de meulage des piliers.

MATÉRIELS ET MÉTHODES
La présente étude consiste à examiner les effets de deux différentes surfaces d'implant et de pilier sur l'attachement des tissus épithéliaux et conjonctifs, ainsi que sur l'épaisseur osseuse péri-implantaire. Six lévriers ont été sélectionnés pour les besoins de cette étude. Chaque chien a reçu 6 implants dans les sites d'extraction bilatérale des prémolaires et premières molaires mandibulaires, soit au total 36 implants. Les sites ont été aléatoirement désignés pour recevoir des implants Tapered Internal de marque BioHorizons à traitement RBT (texture par projection résorbable), ou des implants RBT à collier usiné de 0,3 mm. En outre, des piliers à surface usinée ou à microcanaux Laser-Lok ont été associés aléatoirement à chaque implant. La pose des piliers a été effectuée au moment de l'intervention.

RÉSULTATS
La présence de la zone micro-rainurée par ablation laser de 0,7 mm favorise en permanence une intense activité fibroblastique à la surface striée du pilier, qui entraîne un entrelacement dense de fibres de tissu conjonctif orientées perpendiculairement à la surface du pilier et jouant le rôle de barrière physiologique contre la migration apicale de l'EJ. L'inhibition de la migration apicale de l'EJ a pour effet de prévenir la résorption osseuse crestale. Plus spécifiquement, dans deux cas, une régénération osseuse est apparue au niveau coronaire de la jonction implant-pilier ainsi qu'à la surface du pilier, éliminant ainsi totalement les séquelles négatives liées au micro-écart à la jonction implant-pilier.

Les piliers dépourvus de surfaces micro-rainurées par ablation laser ont, par comparaison, fourni peu de preuves quant à la vigueur de l'activité fibroblastique au niveau de l'interface implant-tissu. Un long EJ a été constaté à la surface des piliers et des cols d'implant, empêchant la formation d'une barrière physiologique sur les tissus conjonctifs et provoquant une résorption osseuse crestale. Des fibres de tissu conjonctif plutôt parallèles que perpendiculaires sur le plan fonctionnel se sont accolées aux surfaces des jonctions pilier-implant.
Preuve histologique de la fixation de tissu conjonctif sur des piliers à microstries au laser chez l'humain.
Clinical Advances in Periodontics, vol. 1, n° 1, mai 2011.

INTRODUCTION
L'histologie humaine et la microscopie électronique à balayage (MEB) sont présentées afin de mettre en évidence l'intégration des tissus mous à la surface d'un pilier microgravé au laser.

PRÉSENTATION DE CAS
Sur deux patients, des piliers prothétiques à surface traitée par microgravure au laser ont été mis en place sur des implants ostéo-intégrés. Au terme de 6 semaines de cicatrisation, les piliers et les tissus mous environnants ont été extraits et préparés en vue de l'examen histologique/MEB. La présence d'épithélium apical a été constatée en majorité au-dessus de cette surface. Le tissu conjonctif montre la présence de fibres de collagène orientées perpendiculairement à la surface micro-striée. Un contact intime est établi entre les tissus conjonctifs et la surface micro-striée du pilier.

CONCLUSION
Pour ces patients, les piliers présentent une intégration du tissu conjonctif avec des fibres orientées fonctionnellement par rapport à la surface micro-striée.

RÉSUMÉ
En quoi ce cas constitue-t-il une nouvelle information ? À notre connaissance, il s'agit de la première série de cas humains décrivant avec une histologie humaine la fixation d'un tissu conjonctif autour d'un pilier traité par microgravure.

Quelles sont les clés d'un traitement réussi dans ce type de cas ? Les caractéristiques de la surface du pilier peuvent conduire à une intégration du tissu conjonctif sur la surface micro-striée avec des fibres de collagène orientées de manière fonctionnelle.

Quelles sont les principales limitations de ce type de cas ? Il s'agit ici uniquement d'une série de cas concernant l'histologie de la fixation. Aucun résultat ni avantage sur le plan clinique n'est consigné. D'autres études devront être effectuées pour démontrer les avantages cliniques.
Fixation de tissu conjonctif sur des piliers à microgravure laser : rapport de cas histologique humain.
Int J Periodontics Restorative Dent, vol. 32, n° 4, 2012. p. 384-392.

RÉSUMÉ
Des études précliniques et cliniques antérieures ont démontré l'efficacité d'une configuration précise des micro-stries par ablation laser sur les cols d'implant pour permettre la fixation directe du tissu conjonctif à la surface de l'implant. Une récente étude canine portant sur des micro-stries par ablation laser placées dans une zone de pilier de cicatrisation déterminée donne lieu à un constat similaire. Dans les deux cas, la fixation directe du tissu conjonctif à la surface de l'ensemble implant/pilier fait obstacle à la migration apicale de l'épithélium jonctionnel, empêchant ainsi une résorption osseuse crestale. Le rapport de cas actuel examine l'efficacité du micro-rainurage du pilier au laser chez des sujets humains. De même qu'au cours de l'essai préclinique, le micro-rainurage par ablation laser de précision a permis la fixation directe du tissu conjonctif à la surface altérée du pilier, empêchant la migration apicale de l'épithélium jonctionnel et protégeant ainsi l'os crestal d'une résorption prématurée.
Re-fixation des fibres de tissu conjonctif à la surface d'un pilier micro-strié au laser.
Int J Periodontics Restorative Dent, vol. 32, n° 4, 2012. 131-134.

RÉSUMÉ
Ce rapport apporte la preuve, chez le sujet humain, de la re-fixation du tissu conjonctif lorsque le pilier de cicatrisation micro-strié au laser a été remplacé par le pilier cylindrique micro-strié au laser définitif. Aucune perte osseuse supplémentaire n'a été notée 15 semaines après la pose du pilier cylindrique micro-strié au laser définitif. La présence d'un tissu conjonctif dense au contact intime de la surface micro-striée au laser a été identifiée jusqu'au point de séparation des tissus mous, ainsi qu'une preuve claire de l'aboutissement de l'épithélium jonctionnel sur la position la plus coronaire de la région micro-striée au laser.
Conséquences de la déconnexion/reconnexion de piliers d'implant à micro-rainurage laser et usinés sur la cicatrisation des tissus durs et mous.
Clin Oral Implants Res. avr. 2013 - 24 (4) : 391-7.

OBJECTIFS
(i) Étudier l'influence de différentes extensions d'une zone de pilier à micro-rainurage laser sur la fixation du tissu conjonctif et (ii) évaluer l'impact d'une déconnexion/reconnexion sur la cicatrisation des tissus durs et mous.

MATÉRIELS ET MÉTHODES
Des implants en titane ont été insérés sur l'os crestal dans la mâchoire inférieure de six chiens. Des piliers de cicatrisation traités par micro-rainurage laser partiel (LP) ou complet (LC), ou des piliers à marges usinées (M), ont été affectés au hasard à des essais de déconnexion/reconnexion unique (1 fois) / ou répétitive (2 fois) à respectivement 4 et 6 semaines (test), ou laissés intacts (témoin). Les paramètres histomorphométriques (ex : niveau le plus coronaire de l'os au contact de l'implant [CBI], fixation du tissu conjonctif subépithélial [STC]) et immunohistochimiques (collagène de type 1 [CI]) ont été évalués à 6 et 8 semaines.

RÉSULTATS
Au niveau de sites témoins, les groupes LP/LC ont révélé un niveau significativement inférieur de CBL (à 8 semaines, respectivement 0,95 ± 0,51, 0,54 ± 0,63 et 1,66 ± 1,26 mm), un taux moyen plus élevé de STC (à 8 semaines, respectivement 82,58 ± 24,32 %, 96,37 ± 5,12 % et 54,17 ± 8,09 %), avec toutefois une réactivité antigénique CI comparable. La manipulation répétée des piliers est à mettre en relation avec des valeurs moyennes de CBL plus élevées (à 8 semaines, respectivement 1,53 ± 1,09, 0,94 ± 0,17 et 1,06 ± 0,34 mm), et des valeurs moins élevées de STC (à 8 semaines, respectivement 57,34 ± 43,06 %, 13,26 ± 19,04 % et 37,76 ± 37.08 %) ainsi que de CI.

CONCLUSIONS
Il a été conclu que (i) les piliers LC > LP amélioraient la fixation du tissu conjonctif sous-épithélial et préservaient le niveau de l'os crestal, (ii) que la dé-/reconnexion répétée des piliers au cours de la phase de cicatrisation initiale (4 à 6 semaines) pouvait donner lieu à une altération accrue des tissus durs et mous et (iii) que LP et LC devaient faire l'objet d'une approche à un seul pilier.
études complémentaires sur l'homme
Évaluation clinique d'une microtexture au laser pour la fixation de tissus mous et la fixation osseuse sur des implants dentaires.
Implant Dentistry. Volume 18 (1). 2009 Février. Pages 57-66

INTRODUCTION
Un implant dentaire conique (à traitement de surface Laser-Lok [LL]) muni d'un col de 2 mm, micro-usiné au laser dans sa section inférieure à 1,5 mm pour réaliser à titre préférentiel un attachement des tissus osseux et conjonctifs tout en empêchant la régression épithéliale, a été évalué dans le cadre d'un essai clinique multicentrique prospectif et contrôlé.

MATÉRIELS
Les données sont consignées selon des intervalles de mesurage de 1 à 37 mois après l'opération pour 20 paires d'implants sélectionnées sur 15 patients. Les implants sont placés à proximité d'implants témoins, à col usiné, de conception identique. Les mesures consignées concernent l'indice de saignement, l'indice de plaque dentaire, la profondeur de sondage et la perte osseuse crestale.

RÉSULTATS
Aucune différence statistique n'a été relevée pour les indices de saignement ou de plaque dentaire. À toutes les périodes de mesure, des différences significatives de la profondeur de sondage ont été constatées. Les différences de perte osseuse crestale sont significatives au-delà de 7 mois (P <0,001). À 37 mois, la profondeur de sondage moyenne est de 2,30 mm et la perte osseuse crestale moyenne de 0,59 mm pour l'implant LL, contre respectivement et 3,60 et 1,94 mm pour l'implant témoin. Par ailleurs, lorsque l'on compare les résultats obtenus aux niveaux mandibulaire et maxillaire, on constate une plus grande différence (par rapport à l'implant témoin LL) de perte osseuse crestale moyenne et de profondeur de sondage dans le maxillaire. Toutefois, ce résultat ne s'avère pas statistiquement significatif.

DISCUSSION
La différence cohérente de profondeur de sondage entre l'implant LL et l'implant témoin prouve la formation d'un joint de tissus mous stable au-dessus de l'os crestal. L'implant LL permet une réduction de la perte osseuse crestale à 0,59 mm, contre 1,94 mm sur l'implant témoin. L'implant LL s'est révélé comparable à l'implant témoin en termes d'indice de plaque dentaire aux points de sécurité et d'indice de saignement sulculaire. Un constat significatif non statistique suggère que la rétention osseuse crestale supérieure de l'implant LL est plus évidente dans le maxillaire que dans la mandibule.
Effets d'une microtexture laser au niveau du col d'un implant dentaire sur les niveaux de crête osseuse et la santé péri-implantaire.
Int J Oral Maxillofac Implants 2011 ; 26 : 492-498.

RÉSUMÉ
Objectif : des cols usinés et polis sont recommandés pour les implants dentaires afin de réduire l'accumulation de plaque dentaire et la perte de crête osseuse. Des recherches plus récentes suggèrent qu'une surface rugueuse en titane favorise l'ostéo-intégration et la fixation de tissu conjonctif. Le but de cette étude était de comparer la hauteur de la crête osseuse à proximité d'implants à col microtexturé et d'implants à col usiné issus de deux systèmes d'implants différents (Laser-Lok et Nobel Replace Select).

Matériels et méthodes
Quatre implants (deux Laser-Lok et deux Nobel Replace Select) ont été posés sur une mandibule antérieure afin de servir de piliers à des prothèses supradentaires. Ils ont été posés en alternance et les implants distaux ont été mis en charge avec des piliers-boules. Les implants mésiaux n'ont pas été mis en charge. Les implants distaux ont immédiatement été mis en charge avec des prothèses dentaires préfabriquées. Des indices de plaque dentaire, de saignement et de profondeur au sondage (PD) ont été mesurés 6 et 12 mois après leur pose. La perte osseuse des deux groupes (implants mis en charge ou non) a été évaluée grâce à des radiographies normalisées.

Résultats
Les valeurs de plaque dentaire et de saignement étaient similaires pour les deux types d'implants. Les implants Laser-Lok ont révélé une PD plus superficielle (0,36 ± 0,5 mm et 0,43 ± 0,51 mm) que les implants Nobel Replace Select (1,14 ± 0,77 mm et 1,64 ± 0,93 mm à P < 0,05 à 6 et 12 mois, respectivement). À respectivement 6 et 12 mois, les implants Laser-Lok ont montré une moindre perte d'os crestal à la fois sur les groupes d'implants mis en charge (0,19 ± 0,15 mm et 0,42 ± 0,34 mm) et non mis en charge (0,15 ± 0,15 mm et 0,29 ± 0,20 mm) par rapport aux implants Nobel Replace Select à la fois sur les groupes d'implants mis en charge (0,72 ± 0,5 mm et 1,13 ± 0,61 mm) et non mis en charge (0,29 ± 0,28 mm et 0,55 ± 0,32 mm).

Conclusion
Les implants Laser-Lok ont entraîné une PD plus superficielle et une perte de l'os crestal péri-implantaire plus réduite que celles observées autour d'implants Nobel Replace Select.
Études de cas à long terme à l'aide d'un implant Laser-Lok.

RÉSUMÉ
De nombreuses études publiées concernant les implants dentaires sur l'humain et l'animal font état d'une perte osseuse crestale depuis la mise en place du pilier de cicatrisation jusqu'à diverses périodes de temps après la restauration. La perte osseuse peut provoquer une perte des papilles interdentaires et un retrait des marges coronaires. Ces trois études de cas illustrent les résultats pouvant être obtenus sur le long terme avec des implants faisant appel à la technologie de col micro-strié Laser-Lok pour préserver l'os crestal et l'esthétique des tissus mous. Le cas 1 a impliqué l'extraction, la greffe osseuse alvéolaire, la mise en place différée de l'implant à 6 mois et la restauration finale au bout de 6 mois. Le cas 2 a impliqué l'extraction, le placement immédiat d'un implant avec greffe simultanée et la mise en place d'une couronne provisoire deux mois plus tard. Le cas 3 a impliqué le traitement de déficiences latérales congénitales au moyen d'une restauration différée.

Cas 1 (première utilisation documentée d'un implant Laser-Lok)
Une femme âgée de 34 ans présentait une résorption externe au niveau de la CEJ de la dent n° 9. Différentes options thérapeutiques ont été présentées à la patiente, qui a choisi l'extraction suivie de la pose d’un implant dentaire. Après une extraction atraumatique, l'anatomie de l'alvéole ne permettait pas la pose immédiate avec une stabilité initiale acceptable. La greffe de l'alvéole a été réalisée à l'aide une allogreffe osseuse calcifiée avec une période de cicatrisation de 6 mois. À ce stade, un implant dentaire à col micro-strié Laser-Lok a été mis en place. Une greffe de tissu conjonctif sous-épithélial a également été utilisée pour la couverture des racines de la dent adjacente n° 10. Six mois après la pose, une seconde étape chirurgicale a eu lieu et la dent a été restaurée avec un pilier et une couronne PFM sur mesure. Treize (13) ans après la restauration, on note un excellent maintien du niveau de l'os crestal (à 0,5 mm de l'interface implant/pilier). Les marges des tissus mous sont demeurées stables et présentent une excellente santé parodontale.

Cas 2
Cette patiente âgée de 60 ans présentait une infection chronique sous la forme d'une fistule à l'extension apicale de la dent n° 9. Cette dent avait déjà été traitée par chirugie du canal radiculaire et de l'apex. Toutes les options thérapeutiques ont été examinées avec la patiente et le remplacement par un implant dentaire a été choisi. La patiente étant amenée à déménager en Amérique du Sud pour une période de deux ans, il a été procédé à une extraction immédiate, suivie d'une pose d'implant dentaire avec greffe osseuse alvéolaire. L'implant dentaire était un modèle Laser-Lok à col micro-strié de 5 mm x 13 mm. Une couronne provisoire a été placée 2 mois après la pose de l'implant. La patiente n'a reçu aucun autre soin dentaire professionnel pendant deux ans et la couronne définitive a été placée à son retour. On note le niveau de l'os crestal (à 0,5 mm de l'interface pilier/implant) quatre ans après la mise en charge de l'implant.

Cas 3
Une patiente âgée de 17 ans présentant une déficience congénitale des incisives latérales maxillaires a fait l'objet d'un examen en vue d'une d'implantation dentaire sur les deux sites. Suite à un examen clinique comprenant une étude radiographique par tomodensitométrie, une intervention chirurgicale a été pratiquée en vue de mettre en place une couronne esthétique sur les dents n° 4 à 13, ainsi que des implants BioHorizons Tapered Internal de 3,8 mm x 12 mm (plate-forme de 3,5 mm) sur les sites n° 7 et 10. Les implants ont été mis en place au moyen d'un guide chirurgical en positionnant le col à une distance de 2 à 3 mm de la marge gingivale faciale des couronnes prévues. Seule une portion de 0,3 mm du col métallique usiné était exposée en surface sur la partie médiane du visage. La cicatrisation a eu lieu sans incident. Une seconde étape chirurgicale a eu lieu et des piliers de cicatrisation ont été mis en place 4 mois après l'intervention initiale.

Conclusion
Ces trois cas démontrent l'aptitude du concept de col micro-strié Laser-Lok à maintenir le niveau de l'os crestal et l'esthétique des tissus mous entourant les implants dentaires. Dans deux cas, une pose d'implant était impliquée dans les sites greffés. À l'examen clinique et radiographique, ces trois cas apportent la preuve irréfutable d'une stabilité osseuse crestale à proximité immédiate de l'interface pilier/implant (micro-écart). La perte osseuse habituellement prévisible sous le col et au niveau du premier filetage n'a pas été observée. La propension des microcanaux Laser-Lok à maintenir l'os crestal et à favoriser la fixation du tissu conjonctif supracrestal peut donner lieu à une nouvelle définition de la « normalité » en matière de largeur biologique des implants.
Analyse radiographique du niveau de la crête osseuse sur des implants dentaires à col Laser-Lok.
Int J Periodontics Restorative Dent. 2010 ; 30 : 129-137.

INTRODUCTION
Cette étude radiographique rétrospective a été organisée pour évaluer l'efficacité clinique des implants dotés de la technologie de microtexture Laser-Lok (stries de 8 et 12 µm). La fixation physique de fibres de tissu conjonctif sur la microtexture Laser-Lok au niveau du col de l'implant a déjà été démontrée grâce à l'histologie humaine, la microscopie électronique à balayage et la microscopie à lumière polarisée. Cette analyse de 49 implants a révélé une perte de crête osseuse moyenne de 0,44 mm 2 ans après la restauration, et de 0,46 mm après 3 ans. La totalité de la perte osseuse a été contenue à la hauteur du col et aucune perte osseuse n'a été révélée au niveau du filetage des implants. L'évaluation radiographique de l'application clinique de ces implants appuie les conclusions précédentes suggérant que la mise en place d'un joint biologique de fibres de tissu conjonctif autour d'un implant dentaire peut être cliniquement justifiée.
Preuves histologiques de fixation d'un tissu conjonctif sur un implant dentaire humain.
Int J Periodontics Restorative Dent, vol. 28, n° 2, 2008.

RÉSUMÉ
Cette étude humaine de démonstration de principe a été conçue pour enquêter sur la possibilité d'obtenir la fixation physique de tissu conjonctif sur un col d'implant dentaire à microcanaux Laser-Lok. Son col de 2 mm a été micro-usiné pour encourager la fixation de tissus osseux et conjonctif tout en empêchant la migration apicale de l'épithélium. Les implants ont été recueillis après 6 mois avec les tissus mous et durs qui les entouraient. La recherche histologique a été menée par microscopie optique, microscopie électronique à balayage et microscopie à lumière polarisée.

RÉSULTATS
Les implants ont été ostéo-intégrés avec des preuves histologiques de contact osseux direct. Le tissu conjonctif s'est fixé sur les micro-canaux Laser-Lok. Aucun signe d'inflammation n'a été observé. Les tissus péri-implantaires étaient composés de lamina propria collagéneux dense couvert d'épithélium oral kératinisant squameux stratifié. Ce dernier était continu avec l'épithélium sulculaire parakératinisé qui doublait la surface latérale du sulcus péri-implantaire. Au niveau apical, l'épithélium sulculaire chevauchait la limite coronaire de l'épithélium de jonction. L'épithélium sulculaire était en continuité avec l'épithélium jonctionnel, ce qui fournissait une jonction épithéliale entre l'implant et la muqueuse péri-implantaire adjacente. Entre la terminaison apicale de l'épithélium jonctionnel et la crête osseuse alvéolaire, du tissu conjonctif s'est directement installé à la surface de l'implant.

Une évaluation de ces spécimens par microscopie optique a révélé un contact intime entre les cellules épithéliales jonctionnelles et la surface de l'implant. Les microsillons des implants étaient recouverts de tissu conjonctif. Une microscopie de cette zone par lumière polarisée a révélé des fibres de collagène fonctionnelles se dirigeant vers les sillons de la surface de l'implant. Une microscopie électronique à balayage de la zone du spécimen correspondante a confirmé la présence de fibres de collagène attachées.

Tous les spécimens indiquent un niveau de contact os-implant élevé et une activité de remodelage intense. Sur les spécimens présentant des fibres de collagène fonctionnelles orientées vers les sillons de la surface de l'implant, un remodelage osseux nouveau a pu être observé dans le sens coronaire. Une MEB a révélé un épithélium sulculaire avec la desquamation des cellules et l'épithélium jonctionnel. Il semble que la fixation de tissu conjonctif serve à préserver la crête osseuse alvéolaire et à inhiber la migration apicale de l'épithélium.
Modifications des tissus durs et mous après la pose immédiate d'implant crestal et sous-crestal.
J Periodontol. 2011 ; 82 : 1112-1120.

CONTEXTE
Le but de cette étude était d'évaluer l'influence du positionnement des implants à col micro-strié au laser sur les niveaux de l'os crestal et des tissus mous. En outre, nous avons évalué le comblement vertical et horizontal du défaut et identifié les facteurs influant sur les résultats cliniques de la pose d'implant immédiate.

MÉTHODES
Vingt-quatre patients présentant une dent incurable (région antérieure ou prémolaire) ont été recrutés pour recevoir des implants dentaires. Les patients se sont vu attribuer de façon aléatoire une pose d'implant au niveau de la crête palatine ou en dessous à 1 mm. Les paramètres cliniques tels que la largeur gingivale kératinisée (KG), l'épaisseur de KG, la profondeur du défaut horizontal (DD), les niveaux d'os marginal (MBL) facial et interproximal, l'exposition faciale des fils de suspension, la distance horizontale tissu-implant, l'indice gingival (GI) et l'indice de plaque (IP) ont été évalués à l'entrée dans l'étude ainsi que 4 mois après l'intervention. En outre, le profil des tissus mous, notamment l'indice papillaire, la hauteur papillaire (PH) et le niveau gingival (GL) a été mesuré après la pose de la couronne 6 et 12 mois après chirurgie.

Résultats
Le taux de réussite global de la pose d'implants à 4 mois est de 95,8 % (un seul implant a échoué). Au total, 20 patients sur 24 sont allés jusqu'au bout de l'étude. À l'entrée dans l'étude, aucune différence significative n'était visible entre le groupe crestal et sous-bcrestal, quels que soient les paramètres cliniques, à l'exception de la MBL faciale (P = 0,035). À 4 mois, le groupe à implant sous-crestal présentait un gain d'épaisseur tissulaire significativement supérieur (tissus kératinisés) à celui du groupe crestal par rapport au niveau de référence. Aucune différence significative entre les groupes n'a été observée au regard des autres paramètres cliniques (indice papillaire, PH, GL, PI et GI), et ce à aucun moment. Une épaisseur de plaque faciale <=1,5 mm et une valeur HDD >=2 mm ont été fortement corrélées à la perte osseuse faciale marginale. De même, une épaisseur de plaque faciale <=2 mm et une valeur de HDD >=3 ont été fortement corrélées aux variations dimensionnelles horizontales.

Conclusion
L'utilisation d'implants immédiats a été une approche chirurgicale prévisible (96 % taux de survie), sans incidence du positionnement de l'implant sur les modifications du tissu mou et de l'os sur les plans horizontal et vertical. Cette étude suggère qu'une plaque faciale épaisse, des interstices réduits et des sites prémolaires ont été plus favorables à la réussite clinique de la pose d'implants immédiats.
Évaluation histologique de 3 implants retirés 4 mois après leur mise en charge immédiate.
Implant Dentistry. vol. 15, numéro 3, 2006.

RÉSUMÉ

Objectif : effectuer une analyse histologique et histomorphométrique des réactions tissulaires péri-implantaires et de l'interface os-titane sur 3 implants en titane immédiatement mis en charge (mise en charge provisoire) retirés chez un homme après une période de charge de 4 mois.

Matériels et méthodes : un patient âgé de 35 ans avec édentement maxillaire partiel ne souhaitait pas porter de prothèse provisoire amovible pendant la période de cicatrisation. Il a été décidé d'insérer 3 implants définitifs et d'utiliser 3 implants provisoires pour la période de transition. Les implants provisoires ont été mis en charge le jour-même avec une prothèse de résine en contact occlusal. Au cours de la deuxième phase chirurgicale, 4 mois plus tard, la prothèse provisoire a été retirée et les implants provisoires ont été récupérés à l'aide d'une fraise trépan. Avant leur retrait, tous les implants avaient l'air cliniquement ostéo-intégrés. Les spécimens ont été examinés par microscopie optique.

Résultats : sous faible grossissement, des travées osseuses ont pu être observées autour de l'implant. Des zones de remodelage osseux et des systèmes de Havers étaient proches de la surface des implants. Une microscopie de cette zone par lumière polarisée a révélé, sur la partie coronaire du filetage, que les lamelles de l'os lamellaire avaient tendance à être parallèles à la surface des implants, tandis que sur la partie inférieure du filetage, les lamelles osseuses étaient perpendiculaires à la surface des implants.
Évaluation histologique d'un implant provisoire retiré chez un homme 7 mois après sa pose dans un sinus augmenté au sulfate de calcium : compte-rendu de cas.
Journal of Oral Implantology. Volume 33, n° 2. 2007.

RÉSUMÉ

Les processus de cicatrisation in vivo à l'interface d'implants posés sur différents matériaux de greffe sont mal documentés. Pour une élévation optimale de sinus, il faut dans le cadre d'une utilisation clinique un substitut de greffe osseuse capable de régénérer un os de bonne qualité et de permettre l'ostéo-intégration d'implants en titane mis en charge. Le sulfate de calcium (CaS) est l'un des plus vieux biomatériaux utilisés en médecine, mais peu d'études ont été consacrées à son utilisation comme matériau d'élévation de sinus en conjonction avec une pose d'implant simultanée. Le but de la présente étude est d'évaluer de manière histologique un implant provisoire à mise en charge immédiate récupéré 7 mois après sa pose simultanée sur un sinus humain greffé à l'aide de CaS. Au cours de la récupération, l'os s'est partiellement détaché de l'un des implants, ce qui a exclu ce dernier de l'analyse histologique. Le deuxième implant était entièrement entouré de tissu osseux natif et nouvellement formé. Il a donc été soumis à une évaluation histologique. De l'os lamellaire, présentant une légère lacune ostéocytique, était présent et en contact avec la surface de l'implant. Aucun interstice, aucune cellule épithéliale ni aucun tissu conjonctif n'était présent au niveau de l'interface os-implant. Aucun résidu de CaS n'était présent. Le pourcentage de contact os-implant était de 55 % ± 8 %. Ce pourcentage était composé de 40 % d'os natif et de 15 % d'os nouvellement formé. Une résorption totale et une nouvelle formation osseuse dans le sinus maxillaire ont été observées grâce au CaS. Ce nouvel os s'est révélé être en contact étroit avec la surface de l'implant après sa mise en charge immédiate.
Pose et mise en charge immédiate d'un implant provisoire - deux comptes-rendus de cas.
Pract Proced Aesthet Dent 2007 ; 19 (10) : 421-428.

RÉSUMÉ

Les implants dentaires endo-osseux sont traditionnellement posés via une procédure chirurgicale en deux étapes, avec une période de cicatrisation de 6 à 12 mois après l'extraction dentaire. Afin de réduire le délai de cicatrisation, des protocoles comprenant la pose et la mise en charge provisoire immédiates d'implants après extraction dentaire ont été présentés. Malgré un taux de survie élevé avec cette technique, la résorption osseuse et le retrait gingival post-opératoires au niveau des zones esthétiques constituent des limites potentielles. Les deux rapports de cas décrits ici présentent une technique chirurgicale de préservation de l'esthétique antérieure combinant une extraction peu invasive, la pose immédiate d'un implant, sa mise en charge provisoire et l'utilisation d'implants à microsillons coronaires gravés par laser.

DISCUSSION
L'utilisation d'implants à microsillons coronaires gravés par laser a pu contribuer à la préservation des tissus buccaux mous en offrant une attache épithéliale et en empêchant la décroissance des cellules épithéliales qui survient généralement avec les implants à col usinés. La préservation de ces tissus supracrestaux mous dépend généralement de leur capacité à établir une attache supracrestale à la surface de l'implant
études précliniques complémentaires
Les effets des microgravures au laser sur les tissus conjonctifs durs et mous pour les surfaces de col d'implants : une analyse documentaire et interprétation
Int J Periodontics Restorative Dent, vol. 33, n° 6, 2013. 145-152.

RÉSUMÉ
Ce rapport résume les connaissances actuelles sur les avantages des microgravures par ablation au laser dans le col d'implants dentaires endo-osseux. Comme les microfilets coronaires usinés avec des surfaces à particules projetées, les microgravures par ablation au laser aident à préserver la crête osseuse. Cependant, ils apparaissent également pour favoriser exclusivement un vrai tissu conjonctif gingival semblable à celui d'une dent naturelle.

Matériaux et Méthodologie : Une recherche de documentation des publications dans les revues de références en langue anglaise menée du 1990 au 2011 juillet a été effectuée, grâce à la Bibliothèque Nationale de Médecine, SCOPUS et des bases de données du groupe Cochrane sur la santé bucco-dentaire. Des documents supplémentaires de 1990, provenant des listes de référence des documents recensés ont également été analysés. Les références pertinentes ont été sélectionnées sur la base de titres et d'extraits mais les décisions finales ont été prises sur une analyse de texte intégral et de manière indépendante, par les deux auteurs.

Conclusion : Les implants dentaires avec les microgravures coronaires par ablation au laser ou aux microfilets usinés de particules par projection réduisent la perte de crête osseuse par rapport aux implants avec segments de col à particules projetées (sans l'ajout des microfilets) ou entièrement fraisés à la machine. Cependant, contrairement aux microfilets usinés, les microgravures au laser apparaissent pour empêcher une migration apicale de crevasse à l'épithélium et encouragent une véritable attache de la gencive péri-implantaire. Parce que les deux traitements aboutissent à une rugosité similaire de la surface, la différence du tissu conjonctif peut s'associer aux différences dans la nanotopographie et du fait que les microgravures au laser sont d'un ordre de grandeur inférieur à ceux des microfilets usinés. On peut supposer que la formation d'une surface extérieure de col d'implant de tissu conjonctif améliorera les résultats à long terme des implants dentaires, plus comme une dent naturelle,
Où se situe la dentisterie dans la médecine régénératrice ?
International Dental Journal 2011; 61 (Suppl. 1) 2-10.

RÉSUMÉ

Où se situe la dentisterie dans le domaine de la médecine régénératrice ? Le but de la médecine régénératice est de rétablir la fonctionnalité des organes et des tissus endommagés, il est clair que la dentisterie a endossé cet objectif depuis le tout début et a pendant longtemps adopté le concept de restaurer la fonctionnalité des dents endommagées. Dans ce bref compte rendu, nous présentons un point de vue, la dentisterie a non seulement été au premier plan de la médecine régénératrice mais la précède dans la pratique, si vous choisissez comme critère principal, la restauration des tissus et la fonctionnalité des organes. Nous illustrons l'envergure et l'intensité de la médecine régénératrice dentaire en utilisant des exemples de thérapies ou de possibles thérapies depuis nos laboratoires. Celles-ci commencent avec un exemple d'une zone historique de point fort, le design d'implants dentaires et la fabrication qui avancent vers un projet de conception d'échafaudage de haute qualité pour les os et se terminent avec un projet d'ingénierie de tissus mous à base de cellules souches. Pour conclure, nous pensons que le caractère réparateur de la dentisterie la gardera au premier plan de la médecine régénératrice.

Surface conçue pour les implants dentaires - médecine régénératice dans l'utilisation clinique
Les implants dentaires sont devenus un accès apprécié et réussi vers la restauration de la fonctionnalité des dents perdues. Leur succès est fondé sur leur abilité à s'intégrer dans les os et les tissus mous, bien que l'importance de l'intégration de tissus mous n'a pas été reconnue ou suffisamment abordée. L'intégration de l'épithélium et du tissu conjonctif fibreux sont très importants pour protéger l'environnement buccal. En effet, l'implant dentaire est l'un des rares dispositifs médicals, permanents et transcutanés.

L'application clinique des surfaces micro-usinées au laser
Mettre des stries sur les implants n'est pas nouveau dans l'implantologie dentaire et il existe une quantité d'implants de qualité supérieure dans le domaine qui disposent de cols microfilets. Cependant, ceux-ci ne sont pas identiques au Laser-Lok. Ils n'ont pas été conçus avec une médecine régénératrice en tête et les stries ne sont pas dans le même ordre de grandeur, comme les très petites filières de 8-12 µm sur la surface Laser-Lok, étant donné que celles-ci n'étaient pas conçues pour agir au niveau cellulaire. Pour cette raison, les autres implants n'affectent pas le comportement celllulaire au même niveau. Le design d'implant Laser-Lok s'appuie sur les concepts de la médecine régénératrice qui a été un très grand succès et a permis à une meilleur régénération des tissus mous et des os autour de la restauration. Cela a changé le paradigme de la technologie de surface d'implant et a démontré que la la cellule et la réaction tissulaire peuvent être contrôlées sur la surface extérieure de l'implant, en utilisant des concepts médicaux régénérateurs.
Effets du microrainurage d'un col d'implant immédiat sur la cicatrisation des tissus mous et durs dans des sites d'extraction récents chez le chien.
Clin. Oral Impl. Res. 21, 2010 ; 804-814.

RÉSUMÉ

Objectif : cette étude visait à comparer la réduction osseuse alvéolaire après la pose immédiate d'implants à cols micro-strié et lisse dans des alvéoles d'extraction récentes.

Matériels et méthodes : cette étude a porté sur quatre chiens bâtards. Les lambeaux de fibro-muqueuse vestibulaire et linguale complets ont été relevés et les troisième et quatrième prémolaires mandibulaires ont été extraites. Les implants ont été posés dans les alvéoles d'extraction récentes. Les animaux ont été euthanasiés au terme d'une période de cicatrisation de 3 mois. Les mandibules ont été disséquées et chaque site d'implantation a été extrait et traité en vue de l'examen histologique.

Résultats : en phase de cicatrisation, les interstices marginaux constatés dans les deux groupes, présents entre les implants et les parois alvéolaires à l'implantation, ont disparu par comblement osseux et résorption de la crête osseuse. Les crêtes osseuses vestibulaires étaient situées à l'apex de leurs contreparties linguales. À l'intervalle de 12 semaines, le contact os-implant moyen mesuré dans le groupe à col micro-strié était significativement supérieur à celui du groupe à col usiné. D'après les observations effectuées sur certains sujets du groupe à col micro-strié, nous avons constaté une fixation osseuse à la surface micro-striée de 12 µm, ainsi que des fibres de collagène perpendiculaires à l'axe longitudinal des implants sur toute la surface micro-striée de 8 µm.

Conclusion : dans les limites de cette étude, on constate que les implants micro-striés sont susceptibles d'offrir des conditions plus favorables à la fixation des tissus durs et mous et qu'ils réduisent le niveau de résorption osseuse marginale et de retrait des tissus mous.
Base mécanique de la rétention osseuse autour des implants dentaires.
J Biomed Mater Res B Appl Biomater. Vol. 88B, n° 2, pages 306-311, fév. 2009.

RÉSUMÉ
Cette étude prédit, de manière analytique par le biais d'une analyse des éléments finis, la minimisation des contraintes sur la crête osseuse par le biais d'un traitement de surface du col de l'implant. Des implants dentaires de conception conique, l'un présentant un traitement de surface de microsillons faits au laser (implant avec traitement Laser-Lok (LL)) et l'autre lisse (implant de contrôle (C)), ont été évalués. L'implant LL offre la même conception conique et le même traitement de surface du filetage que l'implant C, mais il dispose d'un col de 2 mm de large qui a été micro-usiné au laser pour présenter des stries de 8 et 12 µm sur les 1,5 mm inférieurs afin de favoriser la fixation des tissus. Des études in vivo animales et humaines ont déjà démontré une perte de crête osseuse réduite avec l'implant LL. Une mise en charge axiale et latérale de deux différentes interfaces col/os (fixées et non fixées, pour simuler respectivement les surfaces LL et C) ont été considérées. Pour une mise en charge latérale de 80 N, la contrainte distorsive maximale de la crête osseuse autour de C est de 91,9 MPa, tandis qu'elle n'est que de 22,6 MPa autour de LL, ce qui est considérablement moindre. Une analyse des éléments finis suggère que la surcharge de contraintes peut être responsable de la perte de crête osseuse. La fixation de l'os au col grâce à l'implant LL devrait réduire cet effet et permettre une meilleure rétention de la crête osseuse.
Réponse des tissus marginaux à différentes conceptions de col d'implants.
J Korean Acad Prosthodont. déc. 2008 ; 46 (6) : 602-609.

RÉSUMÉ

Objectif : cette étude sur animaux visait à examiner les variations histomorphométriques entre un implant de type Turned Neck (TN) avec corps RBM, un implant à col micro-fileté (MT) et un implant à micro-rainurage laser (MG) Laser-Lok.

Matériels et méthodes : les prémolaires mandibulaires de quatre chiens bâtards ont été extraites et la cicatrisation a duré trois mois. Un échantillon sur trois a été récolté en vue de l'examen histologique. Tous les spécimens ont cicatrisé sans aucun incident pendant la durée de l'expérience.

Résultats : les lamelles histologiques ont montré l'ostéointégration réussie de tous les échantillons avec un remodelage osseux actif adjacent aux implants. Dans le cas des implants Laser-Lok, une perte d'os marginal de 0,40 mm et 0,26 mm a été respectivement observée à 8 et 12 semaines. Les échantillons micro-filetés à 8 et 12 semaines. Une disposition complexe de tissus mous a été observée sur les implants à microfiletage et microsillons.

Conclusions : cette étude sur animaux a porté sur le niveau de l'os marginal et la réaction des tissus mous entre des systèmes d'implants différents présentant diverses conceptions de col. Dans les limites de cette étude sur animaux, les conclusions suivantes peuvent être établies :

1. Aucune différence morphométrique dans la région osseuse n'a pu être clairement constatée entre les type de col d'implants MT et MG.
2. Le contact os-implant (BIC) des implants de type MG est légèrement supérieur à celui des implants MT et TN aux périodes de cicatrisation correspondantes. Les valeurs de BIC mesurées sur les échantillons à 12 semaines sont supérieures à celles mesurées sur les échantillons à 8 semaines.
3. On note un abaissement marqué du niveau de l'os marginal avec les implants TN et moindre avec les implants MG par rapport au point de référence. Le niveau d'os marginal est plus élevé en semaine 12 qu'en semaine 8 sur les échantillons d'implants MT et MG, mais présente des différences minimes sur les échantillons d'implant TN.
4. Sur les surfaces des implants TM et MG, l'alignement collagénique est non parallèle à l'axe longitudinal des implants. Les implants TM et MG, notamment les implants MG, ont montré une réponse tissulaire supérieure à celle des implants de type Turned Neck.
Effets des cols à surface microtexturée au laser sur le niveau de crête osseuse des implants dentaires.
Implant Dentistry, vol. 17, n° 2, 2008. p. 217-228.

RÉSUMÉ

Objectif : le but de cette étude était d'examiner les différences en termes de réponse de la crête osseuse, du tissu conjonctif et des cellules épithéliales chez le chien entre un col usiné et un col à surface microtexturée au laser.

Matériels : les prémolaires et premières molaires mandibulaires de six chiens bâtards ont été extraites puis remplacées, après cicatrisation, par des implants BioLok de 4 x 8 mm. Pour chaque chien, 3 implants de contrôle ont été posés sur un côté de la mandibule et 3 implants expérimentaux à surface microtexturée par laser de l'autre côté. Après 3 mois, 1 chien a été abattu. Des bridges ont été posés sur les implants de 4 des chiens. Le sixième chien a servi de contrôle négatif pendant la durée de l'expérience. Deux chiens ont été tués 3 mois après la mise en charge, et deux autres ont été tués 6 mois après la mise en charge, en même temps que le porteur des implants de contrôle (aucune mise en charge). Des analyses histologiques et histomorphométriques ainsi que des analyses par microscopie électronique ont été effectuées sur des sections histologiques obtenues à partir de blocs de la mandibule contenant les implants.

Résultats : au départ, les implants expérimentaux ont permis une meilleure fixation osseuse le long du col. Après un certain temps, la hauteur osseuse au niveau des cols expérimentaux et des cols de contrôle était équivalente. Cependant, les implants de contrôle enregistraient une plus forte décroissance des tissus mous, une plus grande activité ostéoclastique et une plus grande saucérisation par rapport aux sites proches des implants expérimentaux. L'adaptation de l'os était également plus proche des cols à surface microtexturée au laser.

Conclusions&nnbsp;: l'utilisation de cols issus du génie tissulaire et dotés de micro-stries semble favoriser la fixation de l'os et des tissus mous le long du col et faciliter le développement d'une largeur biologique.
Analyse d'élément fini par rapport à la position de la crête d'un implant de 3,0 mm de diamètre.
Int J Periodontics Restorative Dent; vol. 34, n° 3, 2014. p. 381-387

RÉSUMÉ

Il a été démontré que les designs d'implants et les positions verticales variées ont une influence sur la crête osseuse. Le but de cet étude était d'utiliser l'analyse d'élément fini (EF) pour examiner biomécaniquement l'influence de la répartition du stress/de l'effort dans un implant de maxillaire antérieur de 3,0 mm de diamètre par rapport à son niveau apico- coronaire après une mise en charge en biais. Deux modèles différents EF ont été appliqués, selon la position de l'implant par rapport à la crête osseuse. Nous pouvons en conclure que placer la surface extérieure du pilier d'implant sous la gencive offre un minimum de stress et d'efforts autour de l'os. Cependant, placer un implant de 0,5 mm au dessus de la gencive est aussi acceptable selon cette analyse.
Réponses du tissu conjonctif à des surfaces de biomatériaux spécifiques. I. Croissance de colonies cellulaires de moelle osseuse et de fibroblastes de rat sur des substrats présentant des micro-stries.
Journal of Biomedical Materials Research Part A. 85A : 313-325, 2008.

RÉSUMÉ
La microgéométrie de surface joue un rôle dans les interactions entre la surface des implants et les tissus, mais notre compréhension de ces effets est limitée. Les microsillons de substrat influencent fortement les cellules in vitro, comme en témoignent l'orientation de contact et l'alignement cellulaire. Nous avons étudié des colonies en « points » de cellules de moelle osseuse et de fibroblastes primaires cultivées sur des surfaces en polystyrène, recouvertes de titane et présentant des microsillons, que nous avons conçues et produites. La croissance et la migration des colonies de moelle osseuse et de fibroblastes tendineux de rats a varié (p < 0,01) selon la dimension des micro-stries et, dans une moindre mesure, selon le type des cellules. Nous avons observé des morphologies profondément modifiées, des taux de croissance réduits et une croissance directionnelle dans les colonies cultivées sur des substrats présentant des micro-stries, par comparaison avec des colonies similaires cultivées sur des surfaces lisses témoins (p < 0,01). Les cellules de nos colonies cultivées sur des microsillons étaient bien alignées et allongées parallèlement aux sillons et aux colonies. Notre colonie en « points » est un modèle d'explant artificiel des interactions tissus-implant facile à mesurer et à reproduire qui se rapproche davantage des réponses implantaires in vivo que la culture de cellules isolées sur des biomatériaux. Nos résultats correspondent tout à fait à ceux des études in vivo d'implants en titane, en alliage de titane ou en polystyrène recouvert de dioxyde de titane présentant des microgéométries contrôlées. Les microsillons et autres caractéristiques de surface semblent organiser de manière spatiale et directionnelle les molécules de matrice et cellules de manière à permettre une meilleure stabilisation et ostéo-intégration des implants.
Réponses du tissu conjonctif à des surfaces de biomatériaux spécifiques. II. Comportement de fibroblastes de souris et de rat cultivés sur des substrats présentant des micro-stries.
Journal of Biomedical Materials Research Part A. 85A : 326-335, 2008.

RÉSUMÉ
La microgéométrie de surface influence fortement les caractéristiques de forme, d'orientation et de croissance des cellules cultivées, mais il y a un manque d'études quantitatives approfondies sur ces effets. Nous avons étudié plusieurs effets d'orientation du contact sur des cellules au sein de colonies en « points » de fibroblastes primaires et dans les cultures d'une lignée de fibroblastes transformée en utilisant des surfaces en polystyrène, que nous avons nous-mêmes conçues et produites, recouvertes de titane et présentant des microsillons. Les rapports longueur/largeur, les orientations, les densités et les zones de fixation des colonies cellulaires de fibroblastes tendineux de rat (RTF) ont varié (p < 0,01), dans la plupart des cas, selon la dimension des micro-stries. Nous avons observé des morphologies cellulaires profondément altérées ainsi que des zones d'attache et des densités cellulaires réduites au sein de colonies cultivées sur des substrats présentant des microsillons et comparées à des colonies similaires cultivées sur des surfaces lisses de contrôle. Les fibroblastes 3T3 cultivés sur des microsillons présentaient des altérations similaires de leur morphologie. Une microscopie fluorescente a révélé que les microsillons altèrent la répartition et l'assemblage des protéines d'attachement et protéines cytosquelettiques au sein de ces cellules. Ces découvertes concordent avec les résultats précédents et, fusionnées avec les résultats de nos propres études de croissance in vivo et par colonies cellulaires, nous permettent de proposer une théorie unifiée sur la manière dont les microsillons induisent l'orientation du contact.
Ostéo-intégration sur des surfaces d'implant métalliques : effets de la microgéométrie et du traitement par facteur de croissance.
J Biomed Mater Res. 2002;63(6):706-13.

RÉSUMÉ
Il arrive fréquemment que les implants orthopédiques se desserrent par suite d'une invasion de tissus fibreux. Le but de cette étude était de concevoir une surface d'implant nouvelle, capable d'accélérer la rémission dans le plan adjacent à la surface et de créer une interface stable pour l'intégration osseuse, en utilisant une substance chimio-attractive pour les précurseurs des cellules osseuses et en contrôlant la migration des tissus à la surface des implants par le biais d'une microgéométrie de surface spécifique. Des surfaces expérimentales ont été soumises à l'essai dans une chambre implantable de canines simulant la réponse osseuse intramédullaire à la périphérie d'implants prothétiques complets. Des surfaces en titane et en alliage ont été préparées avec des microgéométries spécifiques conçues pour optimiser l'adhérence des tissus et maîtriser l'encapsulation fibreuse. Le TGFβ, substance mitogène et chimio-attractive pour les cellules issues d'ostéoprogéniteurs (Hunziker EB, Rosenberg LC. J Bone Joint Surg Am 1996;78:721-733) a été utilisé pour recruter les cellules progénitrices à la surface de l’implant et accroître leur prolifération. Le sulfate de calcium demi-hydraté (CS) a été employé comme vecteur du TGFβ le CS se résorbe rapidement et possède des propriétés ostéoconductrices. Les cobayes ont été sacrifiés 6 et 12 semaines après l'opération. Les résultats ont indiqué que le TGFβ pouvait être libéré de façon fiable sous une forme active à partir d'un porteur en sulfate de calcium in vivo. Le facteur de croissance a montré un effet significatif sur le développement osseux à l’intérieur des canaux implantaires dès les stades initiaux ; toutefois, on ne retrouve pas cet effet à des doses plus élevées lors des stades ultérieurs. L’ajustement du dosage devrait accroître l’efficacité du TGFß aux stades ultérieurs. Le traitement au sulfate de calcium sans TGFβ se traduit par une augmentation significative de la croissance osseuse durant toute la période d’étude de 12 semaines. La réponse osseuse aux surfaces microsillonnées est spectaculaire et permet de mesurer une croissance interne supérieure dans 9 des 12 conditions d'expérimentation. Les microsillons améliorent également la résistance mécanique des éprouvettes revêtues de CS. La surface pourvue de sillons permet d'orienter la direction de la croissance. Ce traitement de surface est susceptible de déboucher sur la conception d'un implant intéressant sur le plan clinique, en induisant une croissance rapide et un puissant interfaçage os-implant, et par là même une plus grande longévité de l'implant.
Interactions entre des cellules MC3T3-E1 et des surfaces Ti6Al4V texturées.
J Biomed Mater Res. oct. 2002 ; 62 (1) : 56-72.

RÉSUMÉ
Ce document présente les résultats d'une étude expérimentale portant sur les interactions entre des cellules (de calotte crânienne de souris) MC3T3-E1 et des surfaces Ti6Al4V présentant des textures telles que des microsillons faits au laser ou des textures produites par projection de particules d'alumine ou par polissage. Les interactions multiscalaires entre les cellules MC3T3-E1 et ces surfaces texturées sont étudiées grâce à l'association de la microscopie optique électronique à balayage par transmission et de la microscopie à force atomique. Les effets cytotoxiques potentiels de la microchimie sur les interactions cellules-surface sont également prises en considération dans les études portant sur l'orientation et la propagation des cellules sur des périodes de 9 jours. Ces études montrent que les cellules sur des géométries de Ti6Al4V présentant des microsillons profonds de 8 ou 12 microns sont soumises à une orientation du contact et une propagation cellulaire limitée. Une orientation similaire du contact est observée sur les surfaces polies au diamant sur lesquelles des microsillons se sont formés à cause du rayage qui survient pendant le polissage. En revanche, des orientations cellulaires aléatoires ont été observées sur les surfaces en Ti6Al4V traitées par projection d'alumine. Les effets éventuels de la topographie des surfaces sont évalués en termes de formation de tissu cicatriciel et de meilleure intégration des cellules en surface.
Réponse tissulaire aux implants transcutanés à surface microtexturée au laser.
Présenté lors de la 28e réunion annuelle de la Society for Biomaterials.
24 au 27 avril 2002 à Tampa (Floride).

RÉSUMÉ
Introduction : ce rapport décrit l'utilisation d'implants transcutanés microtexturés au laser dans un modèle de calotte crânienne de lapin pour améliorer l'intégration des tissus mous. Les implants dentaires et orthopédiques sont souvent microtexturés afin d'améliorer l'intégration tissulaire. Sur la base de résultats d'expériences de cultures cellulaires et de modèles in vivo, des techniques de microtexturation au laser commandée par ordinateur ont été développées pour produire des micro-stries de 8 à 12 µm sur certaines régions des surfaces des implants. Ces textures ont été dupliquées sur les cols d'implants dentaires afin d'offrir des zones spécifiques d'ostéo-intégration et de formation d'une interface implant-tissus mous stable. Le but de cette étude est d'évaluer ces implants sur un modèle transcutané de calotte crânienne de lapin afin de déterminer si la microtexture au laser contrôlée peut être utilisée pour créer une interface stable avec le tissu conjonctif et l'épithélium.

Méthodes : des microtextures ont été produites au laser sur les cols de 4 mm de diamètre d'implants dentaires modifiés conçus pour des études sur les lapins (Figure 1). Les implants mesuraient 4,5 mm de long et la partie filetée avait un diamètre de 3,75 mm. Les implants ont été fabriqués et fournis par Orthogen Corporation (Springfield, New Jersey) et BioLok International (Deerfield Beach, Floride). La surface des implants a été modifiée par ablation de zones définies grâce à un laser Excimer et des techniques de masquage élargi. L'ablation contrôlée par laser permet la fabrication précise, à l'échelle du micron, de microstructures de surface définies. Les surfaces usinées au laser contenaient des systèmes de micro-stries de 8 µm et 12 µm orientés circonférentiellement sur les cols. Les cols des implants de contrôle étaient bruts d'usinage et caractérisés par de petites marques d'usinage à leur surface. Les implants ont tous été nettoyés et passivés par acide nitrique avant d'être stérilisés.

Quatre implants transcutanés ont été implantés chirurgicalement des deux côtés des os pariétaux de chaque lapin via une procédure en une étape. Le protocole chirurgical utilisé était similaire à celui de la pose d'un implant dentaire. Une incision a été effectuée au delà de la suture sagittale et la peau et les tissus mous ont été réclinés latéralement. Les implants ont été posés à l'aide de forets pilotes et forets cannelés à trois pointes pour produire des espaces de 3,4 mm pour les implants de 3,75 mm de diamètre. Les implants ont été posés avec la partie filetée dans l'os et le col microtexturé au laser pénétrant la couche sous-cutanée de tissus mous et l'épithélium. Chaque lapin a reçu deux implants de chaque côté de la ligne médiane (1 implant de contrôle et 3 implants expérimentaux par sujet). La peau a ensuite été suturée par-dessus les implants. Des ouvertures ont été pratiquées au poinçon pour mettre à jour la partie haute des plateformes des implants, et des vis sont venues fixer de petites rondelles en plastique recouvertes d'un onguent contenant trois antibiotiques. Les rondelles en plastique servaient à empêcher la peau de se refermer sur l'implant pendant le gonflement qui survient au début de la cicatrisation. Elles ont été retirées après deux semaines. Douze lapins ont été utilisés pour cette étude. Les lapins ont été sacrifiés après 2, 4 et 8 semaines, et les implants et tissus environnants ont été préparés pour une analyse histologique. La réponse des tissus durs et mous aux implants a été examinée de manière histologique.

Résultats et discussion : aucune complication ni infection n'a été observée au cours de l'expérience. Les examens histologiques après 2 et 4 semaines ont révélé la formation immature de tissus mous autour de tous les implants et peu d'interaction épithéliale avec la surface des implants dans la mesure où l'épithélium ne s'était pas régénéré à la surface des implants après 2 semaines. Aucune relation évidente entre l'épithélium et l'implant n'a pu être observée après 4 semaines. Les échantillons de 8 semaines ont révélé des tissus épithéliaux et des tissus mous plus matures. Dans ces échantillons, l'épithélium s'était entièrement régénéré et les tissus mous présentaient du collagène plus mature et organisé. Dans les échantillons de contrôle, on a pu observer une décroissance régulière de l'interface implant-tissus mous par l'épithélium et la formation d'un sillon profond autour du col de l'implant. Ce sillon s'étendait jusqu'à la surface osseuse et il n'y avait que peu ou pas d'interaction directe des tissus mous ni d'intégration aux surfaces de contrôle. Les implants usinés au laser examinés après 8 semaines indiquaient un modèle différent d'interaction tissulaire. L'épithélium avait également produit un sillon au niveau du dessus des cols de ces implants. Toutefois, dans la plupart des cas, le sillon n'est pas descendu jusqu'à la surface osseuse mais s'est arrêté à une bande de tissu large de 300 à 700 µm fixée à la base du col à surface microtexturée. Bien que la microtexture au laser s'étende jusqu'au sommet du col, l'attache de tissus mous ne s'est formée qu'au niveau de la partie inférieure du col de l'implant, où un « coin » stable de tissus mous était attaché à la fois au col de l'implant et à la surface osseuse. Cette organisation du sillon, de l'attache épithéliale et de l'attache des tissus mous était similaire à l'organisation structurelle de la « largeur biologique » qui a déjà été observée autour de dents et parfois autour d'implants.

Conclusions : cette étude préliminaire suggère que les surfaces microtexturées au laser peuvent être appliquées à des implants transcutanés afin d'améliorer l'intégration des tissus mous. Les résultats suggèrent que les tissus mous de l'interface cutanée sont capables de produire une organisation similaire à l'organisation de la « largeur biologique » observée autour des dents. L'hypothèse derrière le fonctionnement de ces microtextures usinées au laser est qu'elles augmentent la surface et l'organisation des cellules et tissus qui s'y attachent. Elles peuvent être utilisées pour former une interface fonctionnelle stable avec les tissus mous et établir ainsi une barrière transcutanée efficace. Malgré la nécessité de disposer d'études à plus long terme, ces résultats suggèrent que la performance des fixations prothétiques transcutanées peut être améliorée par l'utilisation de microtextures organisées localisées.
Réponse osseuse aux surfaces microtexturées au laser.
Bone Engineering (éditeur : JE Davies). Chapitre 25.
Publié par Em2 Inc., Toronto, Canada. 2000.

INTRODUCTION
Il a été observé que la réponse des tissus envers n'importe quel dispositif implantable est liée à un ensemble complexe de paramètres de l'interface basés sur sa composition, la chimie de la surface et la microgéométrie de la surface. La contribution de chacun de ces facteurs est difficile à évaluer.

Des expériences in vitro et in vivo ont démontré le rôle de la microgéométrie de la surface dans le cadre des interactions de la surface tissu-implant, bien qu'aucune relation clairement définie n'ait encore été établie. La relation générale, comme l'ont démontré des expériences in vivo sur des implants en métal et en céramique, indique que les surfaces lisses favorisent la formation d'une encapsulation de tissus fibreux épais et que les surfaces rugueuses favorisent une encapsulation de tissus mous plus fins ainsi qu'une intégration osseuse plus intime. Il a également été démontré in vitro que des surfaces en titane lisses ou poreuses ont des effets différents sur l'orientation des cellules de tissus fibreux. La rugosité des surfaces s'est révélée jouer un rôle dans l'intégration tissulaire des implants dont la surface est revêtue d'hydroxyapatite, et altérer l'attache et la croissance cellulaire sur des surfaces polymères rendues rugueuses par hydrolyse. Les surfaces rugueuses ont également révélé in vitro des effets prononcés sur la différentiation et la production de facteurs de régulation des cellules osseuses. Les surfaces à microgéométrie définie, telles que les surfaces en métal ou polymère usinées ou présentant des sillons, causent in vivo l'orientation des cellules et de la MEC et peuvent être utilisées pour favoriser ou ralentir la décroissance épithéliale sur des implants dentaires expérimentaux. Les microtextures des surfaces permettent également une adhésion de la matrice de caillots de fibrine plus efficace que les surfaces lisses, ce qui forme une interface plus stable pendant la contraction de matrice collagéneuse qui survient au cours de la guérison. C'est un effet qui peut avoir son importance pour déterminer les événements précoces de l'intégration tissulaire.

Il est probable que les surfaces présentant des microtextures travaillent à plusieurs niveaux. Ces surfaces offrent une superficie plus importante que les surfaces lisses et elles s'entremêlent avec les tissus afin de créer une interface mécanique plus stable. Elles peuvent également avoir des effets notables sur l'adhérence des caillots de fibrine, l'adhérence de composants plus permanents de matrice extracellulaire et l'interaction des cellules à long terme au niveau des interfaces stables. Nous avons observé, à court terme, que les cellules de tissu fibreux forment plus rapidement une capsule collagéneuse plus organisée sur les interfaces lisses que sur les interfaces présentant des microtextures. Nous suggérons que les surfaces présentant des microtextures offrent un avantage supplémentaire sur les surfaces lisses. Elles empêchent la colonisation par des types de cellules fibroblastiques qui arrivent précocement lors de la cicatrisation des blessures et encapsulent les surfaces lisses.

Nous avons mené une enquête (1) consacrée aux effets des surfaces présentant des microtextures sur la formation de colonies par des fibroblastes, et une autre (2) consacrée aux effets des surfaces à microgéométrie contrôlée sur la colonisation des fibroblastes. En nous basant sur ces résultats, nous avons conçu, fabriqué et testé des implants d'alliage de titane et des implants de titane pur à microgéométries contrôlées dans des modèles in vivo. Ces surfaces expérimentales disposent de microstructures cohérentes extrêmement orientées qui sont appliquées par des techniques d'ablation au laser commandée par ordinateur. Nos résultats suggèrent que les microgéométries contrôlées des surfaces peuvent, avec des dimensions spécifiques, améliorer l'intégration osseuse et contrôler la géométrie microstructurelle locale de l'attache osseuse.
Organisation cytosquelettique dans trois variantes de fibroblastes cultivés sur des surfaces microtexturées.
Présenté lors du sixième congrès mondial sur les biomatériaux. Kamuela (Hawaï).
du 15 au 20 mai 2000.

RÉSUMÉ
Introduction : la géométrie et la microgéométrie de la surface des implants a une influence sur les réponses tissulaires à ces implants. Les propriétés physiques et chimiques des substrats synthétiques influent sur la morphologie, la physiologie et le comportement de différents types de cellules de culture. À ce jour, les études sur les interactions tissus-implant ont mis en avant l'attache et le signalement cellulaires ainsi que d'autres mécanismes de réponse cellulaire. Les attributs cellulaires influencés par les formes micrométriques des substrats sont : la forme, l'attache, la migration, l'orientation et l'organisation cytosquelettique des cellules. Nous avons étudié trois variations phénotypiques d'une lignée de cellules fibroblastes murines pour explorer l'influence des microgéométries de surface sur la forme, l'orientation et la répartition microfilamentaire des cellules. L'organisation microfilamentaire reflète la forme et l'orientation des cellules, associée aux mécanismes de signalisation cellulaire qui régulent également l'attache, la mitose, la migration et l'apoptose cellulaires. Les faisceaux de microfilaments (fibres de stress) se terminent en grappes de protéines associées à l'actine, de molécules adhésives et de protéines kinases qui contribuent in vitro aux réponses cellulaires relatives aux substrats de culture.

Méthodologie : des fibroblastes NIH-3T3, 3T3-Li (ATCC, Manassas, Virginie) et MC-3T3 (don de JP O'Connor) ont été cultivés dans du DMEM avec 10 % de SVF et 1 % d'antibiotiques sur des plaques de 24 puits contenant des inserts microtexturés en polystyrène recouverts de TiO2. Les substrats de culture présentaient soit des stries parallèles de 8 µm, soit des stries parallèles de 12 µm, soit des damiers composés d'impressions carrées de 3 x 3 µm séparées par des stries perpendiculaires de 3 µm, soit aucune caractéristique (substrats témoins). Dix mille cellules ont été mises en culture dans des puits contenant les inserts et ont été préparées, après 1 jour, à être analysées par microscopie électronique à balayage (MEB) ou par coloration à la rhodamine-phalloïdine.

Résultats : en 1 jour, les trois variantes de fibroblastes 3T3 avaient adhéré à tous les substrats. Aucune orientation ni forme prédominante n'a été observée avec les cellules cultivées sur les surfaces de contrôle. Les cytoplasmes de certaines cellules cultivées sur des surfaces de contrôle affichaient des arrangements aléatoires de fibres de stress qui se terminaient apparemment au niveau des adhésions focales. Presque toutes les cellules de tous les types cultivés sur des substrats présentant des stries de 8 ou 12 µm étaient allongées et orientées parallèlement aux stries, effectuant leur croissance en haut des crêtes ou dans les crevasses (Figure 1). Les cellules cultivées sur des stries de 8 µm ont plus fréquemment créé des ponts par-dessus des stries que les cellules cultivées sur des stries de 12 µm. Très peu de cellules, parmi les différents types observés, indiquaient des preuves de formation de fibres de stress après 1 jour de culture sur des surfaces présentant des microsillons. De nombreuses cellules cultivées sur les substrats en damier ont révélé des fibres de stress qui se terminaient sur les impressions carrées. Elles adoptent une conformation en étoile, et des prolongements s'étendent orthogonalement depuis une masse cytoplasmique centrale et se terminent au sommet des impressions carrées (Figure 1). Cette découverte est similaire à nos observations précédentes de cellules NIH-3T3 cultivées sur des substrats en damier. Les observations au MEB ont confirmé les effets des substrats sur la forme et l'orientation des variantes de 3T3.

Discussion : cette expérience a démontré que des stries parallèles et entrecroisées dictaient la forme, l'orientation et l'organisation cytosquelettique de trois variantes phénotypiques de fibroblastes 3T3. Les NIH-3T3 sont issues d'une lignée fibrogénique, tandis que les 3T3-L1 sont issues d'une lignée lipogénique et que les MC-3T3 sont issues d'une lignée ostéogénique. Les phénotypes de ces cellules ont été évalués par essai à la phosphatase alcaline (les cellules MC-3T3 sont positives à la phosphatase alcaline) et par coloration au noir du Soudan B (pour révéler les inclusions de lipides des cellules 3T3-Li). Les rôles de la matrice extracellulaire et des molécules d'adhésion cellulaire dans les évènements d'orientation du contact décrits ci-dessus, bien qu'ils n'aient pas été clairement définis, ne sont pas ignorés. Nous avons démontré par le passé que la distribution des intégrines et l'activité de kinase tyrosine sont physiquement entravées par des microgéométries à la surface des substrats. Nous émettons l'hypothèse que les mêmes contraintes sont survenues dans les cellules décrites ici. L'élucidation des différences phénotypiques entre les types de cellules qui régissent la réponse tissulaire envers les implants pourrait apporter des informations permettant d'améliorer l'intégration des implants et de rallonger leur durée de vie.

Remerciements : ce travail a pu être accompli grâce aux subventions NSF SBIR n° 9160684, DUE n° 9750533 et NJCU SBR n° 220253. Les moules microgéométriques ont été préparés par la Cornell Nanofabrication Facility.
Caractéristiques cytologiques des fibroblastes 3T3 cultivés sur des substrats microtexturés.
Présenté lors de la 24e réunion annuelle de la Society for Biomaterials.
Du 22 au 26 avril 1998. San Diego, Californie.

RÉSUMÉ
Introduction : la géométrie et la microgéométrie de la surface des implants ont un effet sur les réponses tissulaires, même si l'interaction tissus-implant n'est pas complètement définie. Les propriétés physiques et chimiques des substrats synthétiques influent sur la morphologie, la physiologie et le comportement de différents types de cellules de culture. Les chercheurs commencent seulement maintenant à décrire ces effets in vitro dans le détail. La forme, l'attache, la migration, l'orientation et l'organisation cytosquelettique diffèrent entre des cellules cultivées sur des substrats plats et des substrats présentant des formes micrométriques régulières à leur surface. Nous avons étudié la forme des fibroblastes murins, leur orientation, ainsi que leur répartition d'adhésions focales et de microfilaments, des paramètres utiles à l'orientation de contact et à d'autres facteurs influencés par la microgéométrie des substrats. L'organisation des microfilaments reflète la forme et l'orientation cellulaire, mais elle est également importante dans le cadre des mécanismes de transduction de signal régissant l'attache, la mitose, la migration et l'apoptose cellulaires. Les faisceaux de microfilaments se terminent en grappes de protéines associées à l'actine, de protéines adhésives et de protéines kinases dotées de fonctions de transduction de signal. Nous avons réalisé des tests révélant la répartition de (1) microfilaments/fibres de stress ; (2) molécules d'adhésion focale ; (3) phosphotyrosines, produit d'une classe majeure de kinases associées aux attaches cellulaires.

Méthodologie : des fibroblastes 3T3 (ATCC, Rockville, MD) issus de stocks congelés ont été cultivés dans du DMEM avec 10 % de SVF dans des plaques multipuits contenant des inserts microtexturés carrés mesurant 1 cm. Les inserts étaient constitués de polystyrène moulé par solvant sur des moules en silicone et recouvert d'oxyde de titane. Les surfaces obtenues présentaient soit des stries parallèles de 8 µm, soit des stries parallèles de 12 µm, soit des carrés de 3 µm (créés grâce à des stries perpendiculaires de 3 µm), soit aucune caractéristique (inserts témoins). Quatre mille cellules ont été mises en culture dans des puits contenant les inserts, puis ont été préparées, après 4 ou 8 jours, à être analysées par microscopie électronique à balayage (MEB) ou par coloration (1) à la rhodamine-phalloïdine ; (2) à l'anti-taline ou l'anti-vinculine de souris suivie d'un anticorps antisouris couplé à la rhodamine ; ou (3) à l'aide d'un anticorps de fluorescéine-antiphosphotyrosine.

Résultats : au 4e jour, les cellules 3T3 avaient adhéré à tous les substrats et au 8e jour, elles présentaient une croissance considérable près des points de confluence. Aucune orientation ni forme prédominante n'a été observée avec les cellules cultivées sur les surfaces de contrôle. Leurs cytoplasmes indiquaient une coloration diffuse à la rhodamine. On note également l'absence de fibres de stress démontrables. Les adhésions focales et la phosphotyrosine étaient réparties de manière diffuse. Les cellules cultivées sur les substrats présentant des stries de 8 et 12 µm étaient orientées de manière quasiment uniforme dans la direction des stries. Les cellules cultivées sur les stries de 8 µm se sont principalement développées sur les crêtes, en créant des ponts entre celles-ci, par-dessus les crevasses. Les cellules cultivées sur les stries de 12 µm se sont développées soit en haut des crêtes, soit dans les crevasses, en ne créant que rarement des ponts entre les crêtes. Certaines cellules offraient des preuves limitées de fibres de stress après 8 jours de culture sur des surfaces sillonnées. Les adhésions focales et la phosphotyrosine étaient limitées aux zones de contact cellules-substrat. Les parties des cellules recouvrant les crevasses affichaient un manque d'adhésions focales et de phosphotyrosine. Les cellules cultivées sur les surfaces croisées montraient des arrangements orthogonaux de microfilaments qui se conformaient à la disposition croisée des crevasses. Cependant, des fibres de stress n'ont pas été observées. Ces cellules restaient au niveau des crêtes ou se fixaient dans les crevasses, et il semble que les crêtes déplaçaient le cytoplasme et limitaient la répartition des faisceaux de microfilaments vers les zones de contact basal. Les observations à la MEB ont confirmé que les crêtes pénétraient la surface basale de la membrane des cellules et que le contenu des cellules colonisait le pourtour des crêtes. Les attachements focaux et la phosphotyrosine étaient répartis de manière semblable dans ces cultures.

Discussion : cette expérience a démontré que des stries parallèles et entrecroisées étaient en mesure d'influencer la forme, l'orientation, l'organisation cytosquelettique et la répartition des adhésions focales dans les fibroblastes 3T3, ce qui élargit nos résultats précédents concernant ces effets sur des fibroblastes tendineux de rat. Le rôle de la matrice extracellulaire dans le guidage de ce processus, bien qu'il n'ait pas été clairement défini, n'est pas ignoré. La limitation de l'activité des kinases par les particularités physiques du substrat est une découverte récente qui pourrait expliquer les mécanismes par lesquels différents types de cellules réagissent différemment aux substrats. Au bout du compte, nous espérons découvrir des différences phénotypiques dans les propriétés des différents types de cellules qui régissent la réponse tissulaire relative aux implants de manière à améliorer leur incorporation et rallonger leur durée de vie fonctionnelle.

Remerciements : ce travail a été rendu possible grâce à la subvention n° 9160684 de la National Science Foundation SBIR phase I et la subvention n° 220251 du Jersey City State College SBR. Les moules microgéométriques ont été préparés par la Cornell Nanofabrication Facility.
Effets de la microgéométrie de surface sur la forme et le cytosquelette des fibroblastes.
Présenté lors de la 23ème rencontre annuelle de la Society for Biomaterials.
du 30 avril au 4 mai 1997. Nouvelle-Orléans (Louisiane).

RÉSUMÉ
Introduction : la microgéométrie de surface influence l'interaction tissu-implant, même si cette interaction n'est que mal comprise. L'orientation du contact cellulaire, une réponse tissulaire aux microgéométries de surface, influence profondément la croissance des cellules ainsi que d'autres comportements. Par exemple, dans le cas de surfaces présentant des microsillons, une profondeur et une largeur minimale des sillons est nécessaire pour influencer la forme et l'orientation des cellules ainsi que le sens de leur croissance. L'organisation cytosquelettique reflète l'attache, la forme et l'orientation des cellules et contribue sans doute à ces phénomènes affectés par les microgéométries. Nous avons examiné certaines propriétés de fibroblastes cultivés sur des biomatériaux simulés présentant différentes microgéométries de surface. Nous avons étudié des cellules de fibroblastes tendineux du rat (RTF) car les cellules de tissus fibreux humains font partie des premières cellules à entrer en contact avec les implants. L'encapsulation fibreuse des implants est influencée par la rugosité et la microgéométrie de la surface : une surface plus rugueuse favorise une meilleure intégration des implants et le développement d'une capsule plus fine et, par conséquent, d'un contact plus intime entre les cellules osseuses et tissulaires et les implants.

Méthodologie : des cellules RTF, issues de cultures de réserve dérivées de tendons extenseurs d'arrière-pied, ont été cultivées sur des substrats de polystyrène lisses (témoins) ou présentant des stries linéaires parallèles de 2 ou 12 µm, ou des îlots en forme de losange de 8 x 50 ou 80 x 50 µm séparés par des stries de 3 x 3 µm. Les substrats étaient constitués de polystyrène moulé par solvant sur des moules en silicone et recouvert d'oxyde de titane. Des découpes circulaires de quinze millimètres ont été faites sur des plateaux de 24 puits, et 20 000 cellules RTF ont été mises en culture dans les puits contenant les inserts, pour être fixées après 4 et 8 jours de culture. La morphologie cellulaire a été étudiée et enregistrée par microscopie électronique à balayage et par microscopie fluorescente des cultures colorées à la rhodamine-phalloïdine et à l'anti-vinculine suivie d'un anticorps secondaire conjugué à de la fluorescéine.

Résultats : la forme et l'orientation des cellules RTF cultivées sur les surfaces témoins et les surfaces présentant des motifs étaient systématiquement différentes. L'orientation des cellules semblait aléatoire dans les cultures de contrôle mais coïncidait généralement avec le sens des sillons linéaires et les côtés les plus longs des losanges. Les cellules RTF cultivées sur des substrats présentant des losanges ou des stries de 2 µm créaient généralement des ponts par-dessus les stries en se fixant sur les parties surélevées des substrats. Les cellules RTF cultivées sur des stries de 12 µm se sont développées à la fois dans les stries et sur les parties surélevées, ne créant que rarement des ponts par-dessus les stries. Les RTF cultivées sur les substrats en losange se sont souvent développés en amas sur les zones élevées. Les cellules RTF cultivées sur les surfaces de contrôle étaient approximativement rondes et symétriques, avec de courts prolongements s'étendant de façon omnidirectionnelle à partir d'une masse cellulaire centrale. Les cellules RTF cultivées sur des substrats linéaires ont généralement pris une forme oblongue, avec des prolongements s'étendant perpendiculairement aux stries étroites (2 ou 3 µm) ou établissant un contact latéral avec les parois des stries(stries de 12 µm). La microgéométrie des substrats a également affecté l'organisation des faisceaux de microfilaments (fibres de stress), qui se trouvaient alignés avec le sens prédominant de l'orientation cellulaire, dans le cas des cellules cultivées sur des substrats présentant des motifs. Les cellules RTF des cultures de contrôle affichaient généralement des faisceaux de microfilaments s'étendant à différents angles dans le cytoplasme cellulaire. Dans toutes les cellules, la vinculine était localisée aux terminaisons des faisceaux de microfilaments, comme a pu le révéler la microscopie par immunofluorescence, indiquant des points de fixation cellules-substrat cohérents avec la présence de fixations focales.

Conclusions : cette étude a révélé que les motifs linéaires et en losange sont tous deux capables d'influencer l'orientation et l'organisation cytosquelettique des fibroblastes, ce qui élargit nos précédentes observations sur les effets d'orientation du contact, via la microgéométrie du substrat, sur l'altération de la forme des cellules et sur l'orientation de leur croissance. Les cellules RTF, dont la largeur va de 3 à 10 µm, ont créé de manière fréquente des ponts par-dessus les stries de 2 et 3 µm, ce qui suggère que des caractéristiques de surface plus prononcées pourraient être nécessaires pour contrôler de manière optimale la croissance de ces cellules. Les résultats de cette expérience divergent des précédents rapports de cultures en « points » préparées à l'aide de cellules mises en suspension dans un gel de collagène. Les cultures ensemencées semblent être moins sensibles aux effets des microgéométries que les cultures en points. Les cellules issues de cultures en points traversent probablement des distances considérables sur les surfaces des substrats. Ainsi, les sillons sont peut-être des guides plus utiles aux cellules migrantes issues de cultures en points qu'aux cellules issues de cultures ensemencées, car ces dernières s'installent puis restent immobiles. Une expérimentation et une comparaison continues de ces modèles, notamment en termes d'attachement cellulaire aux substrats, nous fourniront des données supplémentaires sur le comportement de ces cellules sur des substrats présentant des motifs. Par exemple, il pourrait être possible de contrôler le sens et la vitesse de croissance des tissus fibreux au niveau de l'interface tissu-implant et de contrôler ainsi la stabilité de ces implants.

Remerciements : ce travail a pu être accompli grâce à la subvention NSF SBIR phase I n° 9160684. Les moules microgéométriques ont été préparés par la Cornell Nanofabrication Facility.
Interaction des cellules avec les surfaces microtexturées.
Présenté lors du cinquième congrès mondial sur les biomatériaux.
Du 29 mai au 2 juin 1996. Toronto, Canada.

RÉSUMÉ
Introduction : l'influence sur l'interaction tissulaire de la microtexture de la surface des implants est reconnue depuis longtemps. Lors d'études précédentes, nous avons examiné l'interaction in vitro de fibroblastes de tissu conjonctif avec différentes microgéométries définies de surface, telles que des surfaces à microsillons, des surfaces rugueuses et d'autres microgéométries plus complexes. Dans la plupart des cas, ces surfaces, bien que de composition similaire, avaient des effets différents (et prononcés) sur la vitesse et le sens de croissance de colonies de cellules fibroblastes. Le mécanisme de l'effet des microgéométries de surface sur le taux de croissance d'une colonie cellulaire reste cependant inconnu. Cette étude a porté sur l'effet des microgéométries définies de surface sur la densité de colonies cellulaires de tissu conjonctif, les zones de fixation des cellules (propagation) et la forme des cellules. Les résultats suggèrent la possibilité d'un mécanisme basique de contrôle des microgéométries de surface sur la croissance des cellules qui y sont fixées.

Matériels et méthodes : des cellules de fibroblastes tendineux du rat (RTF) ont été cultivées à partir de tendons extenseurs de l'arrière-pied prélevés sur des rats Sprague-Dawley âgés de 14 jours. Des cellules entre leur deuxième et leur quatrième passage, cultivées dans du DMEM contenant de la pénicilline et de la streptomycine ainsi que 10 % de SVF ont été utilisées pour toutes les expériences. Des colonies cellulaires ont été cultivées sur ces surfaces en utilisant un modèle de culture en « points » similaire aux modèles de culture des explants. Ces cellules ont été mises en suspension dans du collagène solubilisé (Vitrogen, Celltrix, Palo Alto, Californie) et des gouttelettes de 2 µl contenant 20 000 cellules chacune ont été polymérisées sur les surfaces expérimentales où elles ont agi comme sources de croissance rayonnante des colonies cellulaires. La microscopie optique et l'analyse d'image ont été utilisées pour mesurer la vitesse et le sens de croissance ainsi que la densité des cellules (cellules/mm2), la zone de fixation des cellules (µm2), l'orientation des cellules (par rapport à l'orientation du substrat) et l'élongation des cellules (l'excentricité, le rapport entre la longueur et la largeur d'une cellule). Pour les mesures cellulaires individuelles, 30 cellules de chaque groupe expérimental ont été mesurées. Les substrats expérimentaux étaient constitués de polystyrène coulé par solvant, avec 60 nm de TiO2 déposé en phase vapeur, moulés à partir de patrons en plaquettes de silicium, élaborés avec précision au moyen de méthodes de lithographie optique au National Nanofabrication Facility de l'Université Cornell (Ithaca, New York). Les substrats étaient constitués de surfaces parfaitement lisses (témoins) et de surfaces présentant des micro-stries en ondes carrées avec des crêtes et des crevasses de 1,75, 6,5 et 12 µm. Les résultats ont été soumis à une analyse d'importance statistique à l'aide de tests t.

Résultats : les trois surfaces présentant des micro-stries ont eu un effet prononcé sur la croissance des colonies cellulaires, la zone de fixation, l'excentricité, la densité et l'orientation des cellules (tableau 1) : elles ont réduit la croissance des colonies cellulaires et la propagation des cellules, augmenté l'excentricité des cellules (élongation) et orienté efficacement les cellules parallèlement à la surface. La densité des cellules a été réduite sur toutes les surfaces expérimentales par rapport aux surfaces de contrôle.

Discussion : des microgéométries de surface précises avec les dimensions testées sont efficaces pour orienter les cellules, changer la forme des cellules et réduire la vitesse de croissance des cellules. Il est bien connu que les cellules dépendantes d'un support doivent se fixer et se propager pour déclencher leur division cellulaire. Les résultats présents suggèrent que l'effet d'inhibition de croissance produit par ces surfaces est peut-être basé sur une réduction de la propagation des cellules via les microsillons de surface. Ces expériences suggèrent que les différences observées en termes d'encapsulation fibreuse entre les surfaces lisses et microtexturées sont peut-être dues à la suppression directe de la propagation et de la croissance des fibroblastes par les microtextures. Ces microgéométries ont donc des applications potentielles en tant que surfaces implantaires pour le contrôle de l'intégration tissulaire.

Remerciements :cette étude a bénéficié de la subvention NSF SBIR Phase I n° 9160684 d'Orthogen Corporation.
Effets in vitro de la rugosité de surface et de la microgéométrie contrôlée des surfaces sur la colonisation cellulaire de tissus fibreux.
Présenté lors de la 21e réunion annuelle de la Society for Biomaterials.
Du 18 au 22 mars 1995. San Francisco, Californie.

RÉSUMÉ
Introduction : on constate une corrélation entre l'encapsulation des tissus mous liée à un implant et la composition, la chimie de surface et la microgéométrie de surface du matériau de cet implant. La microgéométrie (ou texture de surface) des implants métalliques intra-osseux influe sur la formation des capsules fibreuses. Les surfaces lisses, par exemple, induisent la formation de capsules fibreuses plus épaisses que sur les surfaces rugueuses, ce qui laisse supposer une influence de la microgéométrie surfacique sur la prolifération du tissu fibreux. La réponse in vitro de colonies de cellules de fibroblastes tendineux de rat (RTF) et de colonies de cellules de fibroblastes capsulaires implantaires humains (HICF), issues du tissu capsulaire fibreux présent dans les composants d'une arthroplastie totale de hanche, à des surfaces rendues rugueuses par des techniques de projection, ainsi qu' à des surfaces à microgéométrie contrôlée composées de petites post-projections carrées présentant des caractéristiques mesurant 3 à 12 µm a été évaluée.

Matériels et méthodes : les cellules RTF ont été cultivées à partir de tendons extenseurs de la patte arrière de rats Sprague Dawley âgés de 14 jours. Les cellules HICF ont été cultivées à partir de capsules de tissus fibreux prélevés sur des patients ayant subi une greffe totale de hanche, y compris le retrait d'une prothèse de hanche non cimentée. Les tissus, obtenus à partir d'une zone située près de la tige proximale, ont été cultivés sous forme d'explants en conditions stériles afin de produire des cultures cellulaires de réserve. Toutes les cellules ont été développées sous forme de cultures de réserve, mélangées à du collagène soluble, puis dispensées et polymérisées afin de créer des cultures de « points » de 2 µl contenant chacune 20 000 cellules, sur toutes les surfaces soumises à l'essai. Ces points cellulo-collagéniques ont joué le rôle de source d'excroissance cellulaire pour former des colonies en expansion. Aux jours 4 et 8, les colonies cellulaires ont été fixées et colorées, puis leur croissance a été mesurée au moyen d'un stéréoscope équipé d'une caméra vidéo reliée à un système d'analyse et de traitement informatique de l'image. La croissance des colonies cellulaires a été mesurée en termes d'augmentation surfacique ou diamétrale entre les jours 4 et 8. Les surfaces rugueuses ont été fabriquées à partir de plaques de culture en polystyrène grenaillées ou mordancées. Une zone masquée a été tracée à titre de surface lisse de contrôle. Ces surfaces ont été créées dans une gamme de tailles caractéristiques correspondant au support d'usinage. Les supports étaient similaires à ceux employés pour la texturation d'implants orthopédiques métalliques et présentaient des caractéristiques dimensionnelles analogues. Les substrats à microgéométrie contrôlée ont été moulés dans du polystyrène coulé par solvant à partir de motifs élaborés avec précision au moyen de méthodes de lithographie optique au National Nanofabrication Facility de l'Université Cornell. Toutes les surfaces ont été revêtues par pulvérisation cathodique d'une couche de TiO2 de 600 Å pour simuler une surface d'implants orthopédiques en alliage de titane. Les surfaces à microgéométrie contrôlée étaient constituées de motifs bien caractérisés, hachurés ou en damier composés d'impressions carrées de 3, 6, 10 et 12 µm.

Résultats : toutes les colonies cellulaires ont montré une croissance homogène au jour 4, avec une excroissance cellulaire observée à la périphérie du point. Les cellules orientées de façon aléatoire ont formé des colonies circulaires sur les surfaces de contrôle, ainsi que sur les surfaces rugueuses. Les surfaces à microgéométrie contrôlée ont produit des colonies aux formes inhabituelles en raison des restrictions imposées à la direction de croissance par la surface. Au niveau des cellules individuelles, on observe une orientation de celles-ci le long des structures surfaciques et dans les sillons tracés entre ces structures. Sur les plus petites microgéométries contrôlées, il apparaît que chaque cellule se fixe à la surface de plusieurs impressions carrées. Toutes les surfaces expérimentales ont présenté une inhibition significative de la croissance de la colonie, pour les deux types de cellules. Une inhibition importante de la croissance cellulaire a été observée sur la surface grenaillée revêtue de Ti (GB-Ti) par rapport à la surface de contrôle Ti non revêtue (C-Ti) ainsi que par rapport à la plaque de culture de contrôle non traitée (C-p), comme le montre la figure 1, qui illustre la croissance cellulaire RTF. L'inhibition la plus efficace de la croissance cellulaire a été observée sur la surface hachurée à 3 µm (Fig. 2), bien que toutes les surfaces hachurées présentent une inhibition significative de la croissance des colonies. La figure 2 illustre également les données des colonies cellulaires RTF.

Conclusion : les colonies cellulaires RTF et HICF cultivées sur des surfaces rugueuses et sur une série de surfaces à microgéométrie contrôlée présentent une inhibition de croissance prononcée. Les surfaces n'augmentent pas la densité cellulaire dans les colonies et l'effet est sans lien avec l'augmentation de la superficie du substrat. Les résultats observés représentent les effets de l'orientation du contact cellulaire, c'est-à-dire l'aptitude de la microgéométrie du substrat à influencer l'orientation et la migration des cellules, sur la croissance globale des colonies cellulaires. Les effets des surfaces rugueuses et des microgéométries, tels qu'observés in vitro sur la croissance cellulaire des tissus fibreux, semblent à mettre en rapport avec l'observation selon laquelle les surfaces rugueuses engendrent une moindre encapsulation fibreuse in vivo. Dans l'affirmative, les surfaces à microgéométrie contrôlée peuvent jouer un rôle efficace dans l'élimination de l'encapsulation fibreuse.

Remerciements : cette étude a été accomplie avec le soutien d'Orthogen Inc. et l'aide financière de la Orthopaedic Research and Educational Foundation.